08.08.2006
Orange
Le orange est, depuis un an, très en vue chez certains israéliens.
Mode passagère comme les pantalons à pâtes d'éléphant? Pas exactement.
Si on voit des rubans oranges accrochés à des voitures, sur des fenêtres, dans des arbres, ou sur les sacs et poignets de quidams à Jérusalem, c'est parce que c'est un signe politique.
2005 est l'année d'évacuation de la bande de Gaza. La droite et de nombreux milieux religieux en Israël considèrent l'évacuation de force des colons de Gaza comme un sacrilège. Quelle portion de la population israélienne se reconnaît dans ce mouvement ? Difficile à dire, mais on peut estimer 10-20 %; surtout des religieux.
Ce petit bout de tissu orange signifie donc : j'étais contre le retrait de Gaza, je suis contre d'autres retraits des territoires palestiniens. Pourquoi le orange ? Au début de la campagne anti-retrait, certains activistes de droite ont porté des étoiles jaunes, affirmant que les israéliens évacués de Gaza subissaient le sort de déportés. Évidemment, cette comparaison a provoqué un tollé ( je n'arrive toujours pas à comprendre comment ils ont pu osé un parallèle aussi scandaleux et obscène) en Israël et les anti retrait sont passés du jaune à l'orange.
Au début du mois de juillet, lors du festival de film de Jérusalem, je suis allé voir un documentaire sur le retrait de Gaza. Arrivé avec un peu de retard dans la salle. Ce n'et qu'à la fin du film, lorsque tous les spectateurs pleuraient, que je me suis rendu compte que j'étais entouré d'anciens colons de Gaza.
Ce qui est frappant dans le discours des orangistes, c'est l'absence totale de l'existence de Palestiniens. Le million de Palestiniens de la bande de Gaza, pour qui la présence de 8000 colons israéliens signifiait expropriation de terres, occupation militaire, vexation, blocus, contrôles, menace ? Rien, ils ne sont tout simplement pas là. Des présents absents.
Mode passagère comme les pantalons à pâtes d'éléphant? Pas exactement.
Si on voit des rubans oranges accrochés à des voitures, sur des fenêtres, dans des arbres, ou sur les sacs et poignets de quidams à Jérusalem, c'est parce que c'est un signe politique.
2005 est l'année d'évacuation de la bande de Gaza. La droite et de nombreux milieux religieux en Israël considèrent l'évacuation de force des colons de Gaza comme un sacrilège. Quelle portion de la population israélienne se reconnaît dans ce mouvement ? Difficile à dire, mais on peut estimer 10-20 %; surtout des religieux.
Ce petit bout de tissu orange signifie donc : j'étais contre le retrait de Gaza, je suis contre d'autres retraits des territoires palestiniens. Pourquoi le orange ? Au début de la campagne anti-retrait, certains activistes de droite ont porté des étoiles jaunes, affirmant que les israéliens évacués de Gaza subissaient le sort de déportés. Évidemment, cette comparaison a provoqué un tollé ( je n'arrive toujours pas à comprendre comment ils ont pu osé un parallèle aussi scandaleux et obscène) en Israël et les anti retrait sont passés du jaune à l'orange.
Au début du mois de juillet, lors du festival de film de Jérusalem, je suis allé voir un documentaire sur le retrait de Gaza. Arrivé avec un peu de retard dans la salle. Ce n'et qu'à la fin du film, lorsque tous les spectateurs pleuraient, que je me suis rendu compte que j'étais entouré d'anciens colons de Gaza.
Ce qui est frappant dans le discours des orangistes, c'est l'absence totale de l'existence de Palestiniens. Le million de Palestiniens de la bande de Gaza, pour qui la présence de 8000 colons israéliens signifiait expropriation de terres, occupation militaire, vexation, blocus, contrôles, menace ? Rien, ils ne sont tout simplement pas là. Des présents absents.
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