27.08.2007
Ramallah city
J’étais hier à Ramallah, ville palestinienne autonome située a une dizaine de kilomètres au nord de Tel-Aviv.
Comme souvent ici, les lieux qui peuvent susciter le plus d’inquiétude sont synonymes de moments très agréables.
Ramallah est la ‘capitale’ des territoires palestiniens. S'y trouvent la Présidence Palestinienne, le gouvernement et le parlement. C’est aussi la qu'est une grande partie de la vie culturelle et intellectuelle palestinienne : théâtres, cinémas, journaux, et chaines de télévisions. A noter que depuis janvier 2006, le maire est une femme, qui appartient à la minorité chrétienne de la ville.
Je suis arrivé en mini bus, après passage d’un barrage militaire et avoir longé le mur israélien, dans une ville en ébullition. Il y a avait du monde de partout : des hommes d’affaires en costume, des vendeurs a la sauvette, des familles, des petits mecs habillés a l’américaine avec de grosses lunettes de soleil, des vieux qui boivent du the et qui discutent, des groupes de jeunes filles dont beaucoup avaient les cheveux au vent.
J’étais venu l’été dernier a Ramallah (voir la note sur le blog), en aout. La ville était vivante, mais les murs étaient recouverts d’affiches en faveur de la libération des 10 000 prisonniers palestiniens qui sont détenus pas Israël. Cette année, même si l’on voit ici et là des affiches politiques, il y a surtout de grandes publicités, des portraits de chanteuses libanaises et d’acteurs égyptiens.
Cette insouciance estivale est pourtant trompeuse. Un diplomate français en poste a Ramallah me dit, dans un bar branché qui n’a rien a envier a ceux que l’on trouve a Tel-Aviv : ‘ C’est le calme avant la tempête. Ici il y a de l’argent, une vie, les gens s’amusent. Mais si dans les mois à venir les choses ne changent pas, si il n’y a pas de retrait israélien, toujours autant de barrages militaires et d’humiliations, alors cela explosera de nouveau’.
La réalité nous rattrape en effet bien vite : de la place centrale de Ramallah ( La place Al manar, le phare en arabe, dite aussi place des lions puisqu’il y a quatre lions en pierre blanche en au milieu), on aperçoit la colonie israélienne de Psagot sur une colline toute proche.
Dans le mini bus palestinien, pour retourner à Jérusalem, je vis ce qui est une expérience quotidienne pour les Palestiniens : une longue attente aux barrages, les contrôles d’identité, le jeune soldat armé de son M16 qui monte dans le bus, qui aboie en hébreu puis qui fait un signe de la main indiquant que nous pouvons passer.
Je suis loin de minimiser le terrorisme de certains groupes palestiniens et croyez bien que je pense a eux quand je suis dans d’autres bus qui ont connu la mort, comme a Tel-Aviv ou a Jérusalem, mais je suis convaincu que l’humiliation et l’occupation d’un autre peuple ne mènera pas Israël bien loin ….
PS : cela n’a rien à voir mais je trouve ça comique. Joey Star, chanteur de NTM est venu dans une boite à Tel-Aviv il y a quelques jours. C’était un flop total d’après les différents échos obtenus : il devait chanter à 23h mais il n’est arrivé qu’a deux heures du matin, le lieu pouvait accueillir 700 personnes mais elles étaient moins de 200…

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Commentaires
Je trouve que vous devenez de plus en plus gauchiste Monsieur....attention à vous. il est temps de rentrer en France et de voir celà de loin..! Sébastien
Ecrit par : boussois | 05.09.2007
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